La nomophobie

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Bon je pense que vous commencez à le comprendre je suis accro à plein de choses : le shopping et les sushis par exemple (complètement au hasard !), mais je crois que ma plus grande addiction, celle où vraiment même avec les plus grands des efforts, je ne suis pas sure que j’arriverai à la dépasser c’est … mon téléphone… Je sais dans ma génération je pense que je suis loin d’être un cas isolé, je crois qu’on est des tas à être totalement accro ! J’essaie de m’en passer hein vraiment (en fait je sais pas si j’essaie vraiment mais c’est dur aussi). Je suis le genre de fille qui a son téléphone greffé constamment dans sa main, il me le faut à côté de moi, dès que je le trouve pas c’est la panique, je sens mon cœur qui se serre, je me dis « Jess, respire, souffle un bon coup, tout va bien se passer ». Je me suis fait voler mon téléphone deux fois dans ma vie, d’abord mon tout premier téléphone, j’avais lutté pour l’avoir en plus, mes parents venaient juste de me l’offrir, il était bleu canard, je l’aimais d’amour, le pauvre il aura même pas tenu un mois ! Un cours de gym (en plus je déteste ça franchement, l’univers m’envoie vraiment des messages pour que je renonce au sport !), un vestiaire, le téléphone dans le sac dans le vestiaire et au retour… plus de téléphone. J’ai du attendre Noël pour que mes parents m’en offre un nouveau, mais à l’époque je n’étais pas encore accro, il y a eu une grosse déception mais pas encore de tachycardie. La deuxième fois était plus récente, je suis arrivée dans le métro téléphone en ma possession et ressortie… sans téléphone ! Là c’était une autre histoire, panique totale, ravalage de larmes et direction direct chez Bouygues Telecom (oui voilà je viens de vous révéler un détail hyper personnel, je suis chez Bouygues), il m’en fallait un autre tout de suite maintenant, je pouvais décemment pas vivre sans téléphone !  Non mais vous m’imaginez, perdue au milieu de la jungle urbaine, coupée du monde, sans moyen de joindre la civilisation, c’est la mort à petit feu assurée ! Le pire c’est qu’il me fallait pas n’importe quel téléphone, il me fallait un Iphone (oui alors je vous entends d’ici les anti Iphone, bouh c’est nul, Apple caca, je m’en fiche le marketing marche à fond sur moi l’Iphone c’est ma vie (non non je suis pas du tout dans l’exagération quand je parle téléphone)).

Mais c’est pas ma faute aussi, on nous a rendu dépendants, il me sert pour tout : pour téléphoner évidemment (mais ce n’est clairement pas la fonction que j’utilise le plus, je vous rappelle que moi et les appels on n’est pas très amis), à me repérer (il faut le savoir je n’ai AUCUN sens de l’orientation, sans mon plan sur le téléphone je suis foutue ! A Paris ça va encore à peu près, si je suis vraiment perdue je marche jusqu’à ce que je trouve un métro et là me voilà sauvé mais passé le périphérique…), pour les réseaux sociaux (snapchat, instagram, j’y passe tout mon temps), pour les infos (oui il m’arrive de me cultiver un minimum), pour la musique, pour suivre mes comptes, pour les transports, pour commander un uber, pour les mails, pour internet, pour les rappels, pour les notes, pour le réveil et surtout … pour les SMS ! Ils nous ont tout mis dans un seul un même objet, forcément on est foutus ! Le seul truc que je n’ai pas dans mon téléphone c’est mon agenda, ça j’y arrive pas je suis encore vieux jeu, j’ai besoin de mon agenda papier, j’ai besoin de visualiser et je vois rien sur mon téléphone, ça me parle pas du tout, c’est pas clair.

Alors je l’avoue, les pannes de réseaux, les pertes, les vols, les déchargements de batterie c’est un peu mon angoisse ! Je me balade toujours avec un chargeur et un câble au cas où. Je suis le genre de fille qui regarde son téléphone toutes les deux secondes, qui a du mal à décrocher même quand elle est avec des gens, qui écrit des textos en marchant, il est greffé à ma main droite je vous dis (d’ailleurs quand arrive l’hiver et les gants ça devient compliqué pour moi, mais si je prends des gants tactiles là je suis définitivement foutue).  Pourtant tous ces comportements peuvent m’énerver chez les autres, c’est chiant les gens qui regardent leurs portables à table ou quand tu leur parles, c’est chiant d’être interrompu dans une soirée en amoureux par un téléphone qui sonne sans cesse. Et puis je me rends compte aussi parfois que ça fait tellement du bien d’être déconnectée, ça ne m’arrive pas souvent (encore moins depuis que je suis célibataire) mais parfois s’accorder une soirée, une après midi sans téléphone ça fait du bien. On le pose et on oublie, on décroche juste quelques heures et on profite soit d’être seule avec soi même et de ne pas avoir à répondre à communiquer absolument, on apprécie juste les silences, soit de profiter d’être avec ceux qu’on aime, d’être juste avec eux et pas avec tout le monde à la fois. Des fois je me rends compte que je suis toujours dans l’après, à chaque sortie, à chaque moment passé avec une personne, je suis déjà en train de préparer le prochain moment, de planifier la prochaine sortie, alors débrancher et juste profiter c’est nécessaire.

Ne vous méprenez pas hein je suis loin d’être désintoxiquée mais j’ai parfois envie de respiration, de pause, de me déconnecter (en sachant quand même que la connexion n’est pas très loin et à disposition, on sait jamais !)

 

Savoir débrancher

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2 réflexions sur “La nomophobie

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