Aller de l’avant

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J’en ai conscience, j’aime mes habitudes et j’ai parfois du mal avec le changement. Il vient souvent pour moi comme une source d’angoisse teintée parfois d’envie mais la peur bat souvent l’envie et peut me paralyser. Passer à autre chose, avancer, pas toujours facile pour moi. Déjà petite les rentrées c’étaient pas mon truc. La fin des vacances (bon quand elles étaient cools hein) déclenchait des pleurs que j’essayais de cacher au reste de la famille (étant entourée de deux frères, les explosions d’émotions leur paraissaient juste hyper bizarre, une fille pour eux c’était vraiment étrange je pense).

En même temps c’est vrai que j’ai toujours eu une base qui n’a jamais changé : j’ai toujours vécu dans la même maison dans laquelle mes parents vivent toujours, on partait toujours dans les mêmes endroits en vacances, les fêtes de famille (anniversaires, Noël) ne varient pas (toujours au même endroit avec les mêmes rituels). Mais j’aime au fond ces rituels. Une partie de moi a toujours voulu bouger plus : je rêvais de partir à l’étranger, de voir du pays mais en même temps je retrouvais mes amis tous les ans au même endroit et ces routines me rassuraient.

Cette année il a fallu changer, bousculer les habitudes : changement de boulot, (ce qui signifie donc repartir dans un domaine inconnu alors qu’on commence à être reconnu pour ce qu’on fait, rencontrer de nouveaux collègues), rupture après 2 ans d’amour (et on en prend des habitudes en 2 ans, on s’en rend pas compte sur le moment mais quand il faut s’en séparer c’est là que ça devient compliqué) , décès de ma grand-mère (le premier décès d’un proche pour moi, et avec ça tous les souvenirs qui reviennent et les fêtes de famille qui ne seront forcément plus jamais les mêmes)

Comme si la vie me disait : là tu t’es trop installée dans ton confort, il faut que ça bouge que tu te recentres que tu te redécouvres et que tu repartes.

C’était sans compter sur notre ami le cerveau qui lui est attaché à son passé, ça il connait, il maîtrise alors que le futur bouh c’est angoissant c’est juste un plongeon dans un grand bain de points d’interrogation. Alors il l’idéalise ce passé, il a raison au fond. Il a rangé tous les mauvais souvenirs loin au fond dans un grenier où on ne met pas souvent les pieds, et ne fait resurgir que les bons comme pour essayer de te coincer dans ce passé qui a l’air si idyllique. Il oublie tous ces moments où tu en avais marre où tu voulais que ça bouge, où tu n’en pouvais plus.

Alors dès que la nostalgie devient trop forte je retourne dans ce grenier pour arrêter d’idéaliser et puis je me rappelle que tous ces souvenirs qui me semblent maintenant si beaux ne se sont pas construits tout seuls, qu’il a bien fallu bouger, se confronter, se planter parfois mais se relever et surtout profiter, profiter du présent sans penser au passé ni au futur.

Alors on n’oublie pas, on continue de chérir ces souvenirs, on profite à fond du présent et on plonge dans ce bain de points d’interrogations qui se transformeront peut être à leur tour en jolis souvenirs qui nous manqueront.

Est ce que c’était vraiment mieux avant ?

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2 réflexions sur “Aller de l’avant

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